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6gu montant maximum ascendant : comment optimiser les dons familiaux et anticiper la transmission

6gu montant maximum ascendant : comment optimiser les dons familiaux et anticiper la transmission

6gu montant maximum ascendant : comment optimiser les dons familiaux et anticiper la transmission

Si vous avez déjà tenté de remplir un formulaire de donation (Cerfa 2735), vous êtes peut-être tombé sur une mystérieuse case « 6GU – montant maximum ascendant ». Et là, généralement, deux réactions possibles : soit vous cochez au hasard en priant pour que le fisc soit indulgent, soit vous refermez le dossier en vous promettant de « voir ça plus tard ». Mauvaise idée dans les deux cas.

Derrière ce code un peu barbare se cache en réalité un dispositif très intéressant : le don familial de sommes d’argent, prévu par l’article 790 G du CGI. Bien utilisé, il permet d’aider un enfant, un petit-enfant… ou un parent (ascendant), tout en allégeant la future succession.

Voyons ensemble à quoi correspond cette fameuse mention « 6GU montant maximum ascendant », comment en tirer parti pour optimiser vos dons familiaux, et quelles erreurs éviter.

Que signifie « 6GU montant maximum ascendant » ?

Sur le formulaire 2735-SD (déclaration de dons manuels), certaines cases sont codifiées pour identifier le type de don. Le code « 6GU » renvoie au don familial de sommes d’argent exonéré, dans le cadre de l’article 790 G du Code général des impôts.

Ce don familial permet, sous conditions, de transmettre une somme d’argent (chèque, virement, espèces dans la limite du raisonnable et justifiable) à un membre de sa famille, sans payer de droits de donation, dans la limite d’un plafond actualisé de temps à autre par le législateur.

Le terme « ascendant » indique ici le sens de la transmission du point de vue du bénéficiaire : le don peut venir d’un ascendant (parent, grand-parent, arrière-grand-parent), mais aussi d’un enfant vers un parent (dans ce cas, c’est le parent qui est l’ascendant du donateur). Le formulaire doit donc préciser si l’on est dans le cas d’un don à ou par un ascendant.

En pratique, ce qui vous intéresse surtout, ce sont :

Le cadre fiscal du don familial de sommes d’argent (article 790 G)

Le dispositif 790 G repose sur un principe simple : l’État accepte de laisser passer une certaine somme hors droits de donation, à condition qu’il s’agisse d’un don en argent, encadré dans le temps, entre proches parents et avec des âges minimum.

Les grandes lignes sont les suivantes :

Ce plafond vient s’ajouter aux abattements « classiques » applicables en cas de donation (100 000 € parent-enfant, 31 865 € grand-parent / petit-enfant, etc.). C’est là tout l’intérêt : vous pouvez, dans certains cas, cumuler plusieurs enveloppes exonérées.

Montant maximum et cumul avec les abattements habituels

Pour simplifier, retenez deux enveloppes distinctes :

Ces deux abattements sont cumulables. Concrètement, cela veut dire qu’un parent peut, dans le cadre d’une même stratégie de transmission :

Illustrons avec un cas simple.

Exemple 1 : un parent aide son fils pour acheter sa résidence principale

M. Dupont, 72 ans, souhaite aider son fils de 35 ans à acheter un appartement.

Résultat : son fils peut recevoir une somme significative, totalement exonérée de droits, et M. Dupont allège d’autant sa future succession.

C’est précisément ce type de situation que le formulaire 2735, via la case 6GU, permet de catégoriser correctement.

Dons aux ascendants : dans quels cas est-ce utile ?

On pense souvent à la transmission dans le sens « parents vers enfants ». Pourtant, le don familial peut aussi être utilisé dans l’autre sens : enfant vers parent, donc vers un ascendant.

Pourquoi donner à ses parents ? Plusieurs cas concrets :

Dans ces situations, un enfant ou petit-enfant qui dispose de liquidités peut réaliser un don de sommes d’argent exonéré dans le cadre de l’article 790 G, en respectant bien sûr les conditions d’âge et de déclaration. C’est là que la notion de « montant maximum ascendant » prend tout son sens : il s’agit de caper le montant exonéré lorsque le don va, fiscalement, vers ou depuis un ascendant.

Exemple 2 : un fils aide sa mère à financer une maison de retraite

Julien, 45 ans, souhaite aider sa mère de 78 ans à financer son entrée en EHPAD.

En déclarant correctement ce don via le formulaire 2735 et la bonne rubrique (case 6GU), Julien peut aider sa mère sans générer de droits de donation, tout en restant dans les limites fixées par la loi.

Comment remplir la déclaration de don (formulaire 2735) sans se tromper

Passons au concret. Pour que le don familial de sommes d’argent soit exonéré, il doit être déclaré à l’administration fiscale dans le délai légal (en principe un mois à compter de la date du don).

Les grandes étapes pour un don manuel classique via le Cerfa 2735-SD :

Point important : la date à prendre en compte est celle où l’argent est effectivement remis (date du virement, remise du chèque, etc.), car c’est elle qui détermine :

Un piège classique consiste à multiplier les dons « discrets » sans les déclarer, en se disant que « ça passera ». C’est oublier qu’en cas de contrôle, de succession ou de conflit familial, ces mouvements peuvent être requalifiés, avec à la clé :

Stratégies pour optimiser dons familiaux et transmission

Utiliser le dispositif 790 G et la fameuse case 6GU ne se résume pas à « cocher la bonne case ». L’enjeu, c’est d’intégrer ces dons dans une stratégie globale de transmission.

Quelques axes de réflexion :

Points de vigilance : ce que l’administration regarde de près

Le fisc n’a rien contre les dons familiaux, tant qu’ils sont :

Quelques points à surveiller :

Petite check-list avant de faire un don familial

Avant de remplir votre formulaire 2735 et de vous frotter à la zone 6GU, posez-vous les questions suivantes :

Si vous répondez « oui » à toutes ces questions, vous êtes déjà sur de bons rails pour utiliser le dispositif à bon escient.

Faire des dons familiaux un outil de stratégie patrimoniale

La fameuse ligne « 6GU montant maximum ascendant » ne devrait pas être vue comme une case administrative de plus, mais comme le symbole d’un levier patrimonial souvent sous-utilisé.

En pratique, voici comment l’intégrer intelligemment à votre stratégie :

Reste à garder en tête une règle simple : un bon don est un don qui sert un projet (résidence principale, études, reconversion, soutien ponctuel…) et qui ne fragilise pas le donateur. L’avantage fiscal est un plus, pas une fin en soi.

Si vous hésitez sur le meilleur montage (don manuel, don familial 790 G, donation-partage, démembrement, etc.), un rendez-vous avec un notaire ou un conseiller en gestion de patrimoine reste souvent un investissement très rentable. Vous arriverez avec vos questions, le fisc, lui, arrivera avec ses réponses ; autant s’y préparer.

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